C'est l'histoire de quelqu'un qui tient à un fil.
Les autres vivent bien haut. Lui se prend les pieds dans le fil de son histoire familiale. Il faut dire que ce fil est à la fois tendu, emmêlé, effiloché, raccommodé, fragile, cousu et blanc. Pourtant, sa mère marchait dessus avec une habileté de funambule, quoi que les autres en disent et quoi que son père en taise. Elle dansait, dessus, jusqu'à l'accident. Parce que oui : c'était un accident.
Premier roman de Laure Philippon, Ceux qui vivent haut déploie une intrigue acérée dans un paysage doux et piégeux, puissant comme Nina Simone et sec comme David Bowie, polysémique, drôle, nostalgique, impossible et vivace. Chaque livre est à la fois une histoire et un poème ; ici, c'est chaque phrase.
autour de son livre
"Ceux qui vivent haut"